Une nouvelle étude du GIS ANSM-Cnam Epi-Phare met en lumière un risque jusqu’ici mal défini: le traitement par valproate chez le père dans les 4 mois qui précèdent la conception peut augmenter significativement le risque de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, particulièrement le trouble du développement intellectuel.
Les données analysées concernent les enfants nés entre 2010 et 2015, et montrent que si le père était sous valproate dans les quatre mois précédant la conception, le risque pour l’enfant de présenter des troubles du développement intellectuel est doublé par rapport aux enfants issus de pères épileptiques exposés à d’autres traitement anti crises (notamment levetiracetam ou lamotrigine). Concrètement, cette augmentation du risque expose 3,5 enfants/1000 naissances en plus. Cette étude précise les travaux antérieurs qui ont conduit l’ANSM à adapter les recommandations de prescription et de délivrance du médicament pour limiter l’exposition.
Il convient bien sûr d’être prudent devant ces premiers résultats divulgués, ces données n’ayant pas encore publiées et validées scientifiquement. Néanmoins, au vu des premiers éléments à disposition, la présidente de la Ligue Française contre l’Épilepsie appelle à la vigilance et à l’information auprès des patients et professionnels de santé. Elle rappelle que chaque projet de conception doit être discuté avec le médecin, et que des alternatives thérapeutiques doivent être envisagées lorsque cela est possible.
Pour approfondir :
https://www.epi-phare.fr/actualites/communique-de-presse-06-11-2025/