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Les raisons pour lesquelles les personnes ne sont pas opérées de leur épilepsie pharmacorésistante
C'est parti !

Dans ce podcast, vous allez découvrir une étude expliquant pourquoi les personnes ayant une épilepsie pharmacorésistante ne se font pas opéré.

Saison 1 - Épisode 12

Pourquoi certaines personnes engagées dans un bilan préchirurgical pour leur épilepsie pharmacorésistante ne sont finalement pas opérés ? Une équipe londonienne a étudié une population chez qui un bilan avait été pratiqué et analysé les facteurs qui ont pu conduire à la décision de ne pas opérer. Le lien vers le résumé en ligne : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34558079/

On vous laisse écouter !

L’étude

On le sait, lorsqu'une épilepsie résiste à l'essai de plusieurs médicaments antiépileptiques selon une stratégie bien conduite et avec une bonne observance, se pose la question de trouver une solution, éventuellement chirurgicale, pour guérir cette épilepsie.

Le problème est que cette chirurgie est parfois rendue impossible par le bilan qui conclut au caractère éventuellement inopérable de la région cérébrale en question. Cette étude est réalisée à Londres dans une équipe spécialisée dans la chirurgie des épilepsies pharmacorésistantes.

Elle porte sur une série assez importante de plus de 600 patients. Et les auteurs vont s'intéresser aux motifs et surtout aux raisons pour lesquelles des sujets qui sont impliqués dans un bilan pré chirurgical, qui sont donc destinés à être opérés par épilepsie finalement, ne le sont pas.

Après des premières investigations, 478 sujets sont inclus et vont contribuer à ce bilan, à cette évaluation pré chirurgical. Et puis finalement, il y aura 315 sujets pour lesquels donc une proportion très importante pour lesquels finalement cette chirurgie n'est pas réalisée.

Alors, lorsqu'on va comparer les caractéristiques des patients qui n'ont pas eu de chirurgie par rapport à ceux qui ont eu une chirurgie, certaines caractéristiques vont être associées de façon significative. Elles sont ici encadrées en rouge avec ce choix chirurgie ou non chirurgie.

Le résultat principal de cette étude

C'est le cas des troubles des apprentissages qui vont être associés plus tôt au groupe pas de chirurgie. La présence d'une anomalie à l'IRM va être plus associée à la chirurgie et la présence d'anomalies critiques, c'est-à-dire au cours d'une crise intéressant les deux hémisphères, va être associé à la décision pas de chirurgie. Ainsi que le fait que l'épilepsie intéresse une région qui est en dehors du lobe temporal associée à l'absence de chirurgie.

En revanche, par exemple, on peut voir que la présence en inter-critiques, c'est-à-dire en dehors des crises d'anomalie EEG bilatérale, n'est pas associée à une décision pour ou contre la chirurgie.

Et les autres facteurs comme la durée de l'épilepsie, la présence de crises généralisées, etc. ne va pas non plus être décisif par rapport à cette décision ainsi que les antécédents, les causes par exemple de l'épilepsie. Au final, les auteurs vont pointer quatre facteurs qui, indépendamment, peuvent contribuer à la décision de non-opérabilité.

Il s'agit de tous les apprentissages la présence d'une IRM normale, la présence d'anomalies critiques pendant la crise bilatérale ou la présence d'épilepsie extra temporale. Ces facteurs ne sont pas décisifs, mais disons que lorsqu'ils sont présents et surtout lorsqu'ils sont associés, ils vont bien sûr faire pencher la balance en faveur de la non-opérabilité de l'épilepsie.

Conclusion

Au final, les auteurs ne s’attardent pas sur les raisons, sur les causes qui ont conduit à une décision de non opération de ce n'est pas le principe du papier. Il peut y avoir par exemple des refus simplement de procéder à l'intervention

Le plus souvent, néanmoins, ce sont des décisions d'ordre médical qui concernent en fait le risque porté par la chirurgie. Soit risque d'échec, de persistance des crises après la chirurgie, soit un risque d'effets secondaires importants liés à la localisation du foyer. Au total, comme on le voit dans cette série, beaucoup de patients, de personnes qui sont impliquées dans la démarche chirurgicale finalement, aboutissent à la conclusion d'une absence de possibilité d'interventions chirurgicales. On a vu ici plus de 300 patients sur 470 qui avaient complété ce bilan pré chirurgical. Les motifs, on l'a dit, c'est la difficulté à localiser à la zone épileptogène, la présence ... multi focales.

Et puis, bien sûr, le refus de procéder à un EEGl intracrânien ou à une opération. Donc, ces facteurs sont intéressants à connaître. Ils peuvent notamment permettre de préparer certaines personnes lorsqu'on part sur un bilan pré-chirurgicale quant à l'éventualité d'une réponse négative.

*Ce texte est une retranscription du podcast ci-dessus, il est possible que quelques erreurs de lexique, formulations, etc... se soient glissées dans le texte, référez-vous plutôt à la vidéo du podcast.

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